vendredi 5 avril 2013

Oui M. Cahuzac, revenez à l'Assemblée !

M. Cahuzac, qui semblait avoir disparu de la circulation depuis mardi - allez comprendre pourquoi... -, semble vouloir reprendre possession  de son siège de député du Lot-et-Garonne à l'Assemblée Nationale. C'est le président de cette dernière, Claude Bartolone, qui l'a affirmé aujourd'hui suite à une conversation téléphonique avec l'ex-ministre du Budget. M. Bartolone aurait, selon ses propres dires, vivement déconseillé au petit menteur de faire sa réapparition après que l'hémicycle, et surtout ses camarades socialos ont découvert qu'il leur avait menti aussi effrontément.

Au contraire ! Que M. Cahuzac revienne ! Au vu de la multiplication des déclarations enamourées de députés socialos devant les caméras de toutes les télés depuis mardi, un retour de M. Cahuzac promettrait du spectacle pour une fois. On n'aurait jamais vu ça, foi de téléspectateur de La Chaîne Parlementaire ! Une belle émeute suivie d'un lynchage en règle, ça changerait. Ce serait sympa, non ? Non ? Bon ben dans ce cas, mauvaise idée M. Cahuzac... 

D'autant plus que peu de gens doivent encore se sentir représentés par ce monsieur.

Son retour garantirait le spectacle, non ? 

La belle unité de la police malienne

La nuit dernière, une fusillade aurait éclaté à Bamako, au camp du Groupement Mobile de Sécurité (GMS), entre des policiers et... des pillards ? non ! un gang ? Non ! des djihadistes infltrés à Bamako ? Non, non, rien de tout ça. C'était juste une fusillade entre des policiers et... d'autres policiers. N'est-elle pas touchante cette unité au sein du corps de la police malienne ? 

Les policiers en question appartiennent à deux centrales syndicales différentes et, au coeur de leur différend, se trouve le versement de primes aux uns et pas aux autres. Les bénéficiaires des primes sont accusés par les autres d'être un peu trop proches des putshistes du 22 mars 2012. Ah les jaloux ! Être proches des putshistes n'a rien à voir, les bénéficiaires des primes ont juste bien fait leur boulot, c'est tout... Voire ! Aux dires de la population vivant aux alentours du camp du GMS, ils passeraient bien plus de temps à se chercher des noises entre eux qu'à assurer sa sécurité... Ben oui, mais bon, elle ne leur donne pas d'argent aussi ! 

Il paraîtrait que c'est symptômatique d'un corps tout aussi pourri de l'intérieur que l'armée. Peut-être que notre papa François national pourrait intervenir là-bas pour "moraliser" la vie policière, non ?

Surtout pas ! Vu les brillants résultats de sa tentative de "moralisation" de la vie politique française depuis un an, les Maliens se retrouveraient, en plus de tous leurs problèmes actuels, avec une guerre civile sur les bras...

mercredi 3 avril 2013

Il voulait être ministre...

Il était une fois un certain Jérôme, homme politique français, socialiste même s'il n'avait plus de socialiste que le nom... Il se dit un jour : "pourquoi pas devenir ministre ?"

C'est pourquoi, le moment d'une élection présidentielle venu, il fit le nécessaire pour intégrer la garde rapprochée du candidat socialiste, François. C'est cependant là que les ennuis commencèrent pour Jérôme : François fit de la "République exemplaire", du "gouvernement irréporchable", l'un de ses chevaux de bataille face aux multiples scandales qui avaient touché le quinquennat du petit Nicolas, président sortant. Là, Jérôme se sentit rougir, se sachant à la tête d'une fortune de centaines de milliers d'euros, cachés au fisc et donc à son entourage politique, sur un compte secret à Singapour, après avoir été cachés sur un compte tout aussi secret en Suisse jusqu'en 2010. Mais Jérôme préféra "oublier" l'existence de ce compte : il voulait être ministre...

Une fois François élu, il réalisa le rêve de Jérôme en le nommant ministre du Budget, poste pour lequel Jérôme "oublia" donc de mentionner sa fortune secrète dans sa déclaration de patrimoine. En ces temps de vaches maigres pour son pays et son peuple, Jérôme se mit rapidement au travail pour faire comprendre aux Français qu'ils avaient trop vécu au-dessus de leurs moyens, que ce n'était pas bien, qu'ils allaient devoir se serrer la ceinture à s'en étouffer. Et son compte plus que bien fourni caché au fisc français ? Jérôme l'avait oublié, il était ministre du Budget...

Mais ce compte se rappela à son bon souvenir lorsqu'il fut révélé par les journalistes de Mediapart, documents et enregistrement sonore à l'appui. Par un réflexe de survie, Jérôme continua à se mentir à lui-même et aux autres - et quels autres ! François, le premier ministre Jean-Marc, son pote ministre de l'Economie Pierre, l'Assemblée nationale... - durant des mois en niant posséder ce compte et cet argent. Il voulait rester ministre...

Une enquête fut finalement ouverte pour blanchiment de fraude fiscale, et François finit par démissionner Jérôme. Ce dernier recouvra finalement la mémoire et avoua l'existence de ses comptes en Suisse puis à Singapour. La révélation de ces mensonges mit en émoi tout le monde politique français, si vertueux, et toute la population française, obligée de se serrer de plus en plus la ceinture du fait de la violente crise économique qui la touchait. C'est ainsi que, par ce énième scandale, la Ve République français entra dans l'une des pires crises politiques de son histoire. Jérôme avait été ministre...

mardi 2 avril 2013

La petite amende de Dolce & Gabbana

Domenico Dolce et Stefano Gabbana, stylistes vedettes de la maison Dolce & Gabbana, comme leur nom l'indique, se sont vus infliger une petite amende à payer au fisc italien. Oh Trois fois rien, une paille d'à peine 343,4 millions d'euros...

Eh oui, ces rabats-joie du fisc italien les accusent d'évasion fiscale, tout ça à cause de quelques inexactitudes relevées dans leurs déclarations de revenus. Si on n'a plus droit à l'erreur maintenant... Ben oui, ces pauvres messieurs ne savaient pas qu'il était interdit de créer des sociétés écrans au Luxembourg et de les gérer depuis l'Italie, on ne leur explique jamais rien ! 

Mais bon, soyons rassurés pour eux, ce genre de petite tuile ne semble pas les affecter outre mesure, en tout cas pas M. Gabbana. En effet, tout en clamant son innocence, M. Gabbana a tout de même tweeté : "moi ce qui m'intéresse c'est faire des vêtements c'est tout ! Qu'ils fassent et disent ce qu'ils veulent."

Cela doit être sympa, de pouvoir se dire qu'erreur judiciaire ou pas, une petite amende de 343,4 millions d'euros ne mérite pas qu'on s'en préoccupe... Vu comme ça, le fisc aurait carrément pu les condamner à payer la totalité de l'argent qu'ils lui avaient soustrait - soit 840 millions... -, non ?

Ah la vie est belle quand on est styliste vedette chez Dolce & Gabbana, rien de préoccupant  à devoir  payer une petite amende de 343 millions d'euros...

lundi 1 avril 2013

la Poste en exemple

La Poste a été condamnée, ce 28 mars, à payer le prix fort pour avoir abusé du recours aux CDD sur une employée ariégeoise, durant... 22 ans sur les 32 qu'elle a travaillés pour le généreux service public ! 

Du coup, la Cour d'appel de Toulouse a condamné La Poste à verser 54 000 euros d'indemnités à son employée, ainsi qu'a prendre en compte son ancienneté depuis 1981. Une paille quoi...

Thomas Barba, délégué syndical Sud et représentant des postiers précaires devant les tribunaux se réjouit d'avoir obtenu cette nouvelle condamnation de La Poste - il en aurait obtenu ainsi près de 160 depuis 2000 - pour abus de CDD pour "des emplois liés à l'activité normale et permanente de l'entreprise".

C'est vrai, il fallait faire un exemple fort, cette fois ! Il ne faudrait pas que ce genre de pratique de la Poste se généralise à tout les services publics, voire au privé...

Les médias birmans se libéralisent, mais pas trop...

Il s'est produit, ce 1er avril, un événement fort attendu au sein de la population birmane : la parution de quatre quotidiens papier privés. Il s'agit effectivement d'une première depuis la nationalisation de tous les quotidiens par la junte militaire, il y a un demi siècle. C'est là un nouveau signe de la libéralisation du régime birman après l'abolition de la junte en 2011, la formation d'un gouvernement civil, ou encore la tenue d'élections libres. 

Cependant, ces râleurs de l'organisation Reporters sans Frontières ont tenu à nuancer l'événement en précisant que la Birmanie ne pointe encore qu'au 151e rang sur 179 de son classement 2013 de la liberté de la presse. Halala, jamais contents ces défenseurs de la liberté de la presse ! 

"Forcément !", répond-on du côté des autorités birmanes. "On leur permet d'éditer leurs propres journaux, c'est déjà sympa ! Ils ne croyaient tout de même pas qu'on allait leur permettre d'écrire tout ce qu'ils veulent..."

Le cancer "provoqué" de Chavez

Lors d'un entretien à l'AFP, le président vénézuélien par intérim Nicolas Maduro a affirmé vouloir faire toute la lumière sur le décès, le 5 mars dernier, de son mentor et ami, le très charismatique président Hugo Chavez. Selon lui, le cancer qui a tué Chavez aurait été provoqué : "je pense qu'il faut une enquête de fond. Tu sais qu'il y a des puissances dans le monde qui viennent tester des armes pour propager des virus ou des cancers et je crois qu'elles ont infecté le commandant Chavez. C'est ma conviction. J'ai de nombreuses raisons et de nombreuses informations pour croire cela".

C'est certain ! Le cancer n'est pas du tout une maladie naturelle chez l'être humain lorsqu'il vieillit, pas du tout répandue, c'est bien connu... C'est forcément un coup des States !