mardi 2 juillet 2013

Le "délit d'opinion" de Mme Le Pen

Malgré la menace, concrétisée aujourd'hui d'ailleurs, de la levée de son immunité de parlementaire européenne, et donc de l'ouverture d'une procédure judiciaire pour incitation à la haine raciale, Marine Le Pen a déclaré maintenir ses propos assimilant les prières de rue - musulmanes seulement, les catho opposés au mariage gay qui priaient devant le Palais du Luxembourg devaient évidemment être dans leur bon droit... -  à "une occupation". Elle a même été jusqu'à estimer qu'on l'incriminait d'un délit d'opinion, la pauvre choute... (Le Parisien-Aujourd'hui en France, 02/07/2013) Expression reprise dans les couloirs de l'Assemblée Nationale par le député apparenté FN Gilbert Collard, aujourd'hui suite à l'annonce de la levée de l'immunité de sa patronne (Itélé, 02/07/2013).

Et le jour où, par grand malheur, ils se trouveront au pouvoir, le délit d'opinion n'aura évidemment pas droit de cité et la démocratie sera pure et véritable, c'est bien cela ? 
Oui oui, à condition d'être Français, blanc, d'extrême droite, de travailler et... de fermer sa gueule ! 

Austérité ? Mais non !

Ce mardi 2 juillet 2013, le plateau de BFMTV recevait le ministre PS de l'Economie et des Finances. Au sujet du budget 2014, qui commence à être discuté aujourd'hui et qui prévoit des coupes drastiques dans de nombreux secteurs, et même pour la première fois dans la Ve République une baisse des dépenses de l'Etat, il a déclaré, la main sur le coeur : "nous ne voulons pas ajouter d'austérité en 2014". 

Bizarre dans ce cas, cette impression, suivant les caractéristiques de ce Budget, suivant aussi l'observation de la vie de tous les jours du citoyen lambda, que l'austérité est galopante et que galop ne s'arrêtera pas tout net au 1er janvier 2014...

Moscovici attend beaucoup de l'affaire Tapie

Ce mardi 2 juillet 2013, le ministre PS de l'Economie et des Finances était sur le plateau de BFMTV. Au sujet de l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, il a déclaré au nom de l'Etat : "nous sommes partie civile, et nous nous réservons le droit de faire des suggestions à la justice".
Comme celle de faire rembourser à Tapie ses 403 millions d'euros, par exemple... Pile poil au bon moment : il paraît que l'Etat a besoin d'argent. Et ce sous couvert de réparer la spoliation de l'Etat et donc des contribuables français. Mais heureusement que nous sommes en crise et que l'Etat cherche du fric. 
Sinon, pouët pouët le contribuable ! 

La solution toute simple de M. Cambadélis

Ce mardi 2 juillet 2013, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis était sur Itélé. Au sujet des problèmes rencontrés par le gouvernement et la majorité (élections partielles, dissensions au sein du gouvernement, etc...), il a jugé bon de donner sa solution : "M. Hollande a tout intérêt à ce que sa majorité soit unie aujourd'hui, pour pouvoir mieux gouverner". 
Dit comme cela, ça a l'air d'une simplicité déconcertante... Comment M. Hollande, qui pourtant aime tellement rassembler et contenter tout le monde, n'y a-t-il pas pensé ? Tout simplement parce qu'il n'a jamais su faire cela... dans la simplicité

Espionnage par les States : Cambadélis pense pour tout le monde

Ce mardi 2 juillet, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis était sur Itélé. Au sujet de l'affaire d'espionnage qui empoisonne en ce moment les relations entre l'Union Européenne et les States, il a déclaré : "Les Français sont choqués de cette surveillance". 
Comment il le sait, ça... Attention, chers compatriotes, M. Cambadélis fait mieux que les States, il est carrément dans votre tête ! 

Un peu plus tard, sur BFMTV, se trouvait le ministre PS de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici. Sur le même sujet, il a déclaré que "nous avons droit à des explications !"
Mais entre notre droit à des explications et la volonté des States d'en fournir qui ne soient pas fumeuses, quelle est la longueur du pas ?

vendredi 28 juin 2013

Lance Armstrong, inventeur à sa façon...

Déclaration de l'ancien "champion" cycliste américain Lance Armstrong, dans Le Monde du 29 juin 2013 : "Je n'ai pas inventé le dopage !" C'est vrai, M. Armstrong en a juste inventé l'industrialisation ! On a déjà vu mieux comme façon de se dédouaner...

Où M. Armstrong ferait mieux de se taire et de faire son examen de conscience plutôt que de continuer à déshonorer le cyclisme... qui n'en a vraiment pas besoin d'ailleurs ! 

lundi 24 juin 2013

Extrême-droite égale extrême danger

En réaction à la courte défaite de son poulain, Etienne Bousquet-Cassagne, à la législative partielle visant à remplacer le petit menteur comme député du Lot-et-Garonne, Marine Le Pen a déclaré que ce résultat élevé montrait "que l'UMPS n'arrive plus à mobiliser son électorat pour empêcher le Front National de gagner des suffrages" (lemonde.fr, 24 juin 2013). On ne peut lui donner totalement tort, si difficile que ce soit à écrire. Mais il y a plus grave.

Cela montre surtout qu'une fraction croissante de l'électorat français a perdu de vue ce que FN veut dire et implique. Le FN c'est l'extrême-droite. Extrême-droite implique dictature, fascisation de la société, incitation à la haine religieuse et raciale - Mme Le Pen, malgré les tentatives de "normalisation" de son parti, n'est-elle pas menacée de perdre son immunité de parlementaire européenne pour ce dernier motif ? -, mise au pas du monde du travail, etc...

Car, ne nous y trompons pas. Sous des apparences, pouvant paraître séduisantes, de parti "proche du peuple", le FN est le meilleur vecteur de mise au pas dont puisse rêver le patronat en ces temps de crise et d'agitation ouvrière. Et ce que le travailleur revendicatif soit de gauche, de droite ou d'extrême-droite. Les travailleurs et le peuple français dans son entier, que ce parti prétend défendre ne tireront pas plus leur épingle du jeu que les "méchants étrangers". Et au contraire, le grand patronat mondialiste, que ce parti prétend démagogiquement combattre au profit des ouvriers et petits patrons français, s'en frottera les mains. Ce parti, et sa dirigeante la première, gravitent dans le giron de ce grand patronat. Rappelons juste qu'elle fait partie des toutes grandes fortunes de ce pays. Une fois au pouvoir, ira-t-elle à l'encontre des gens de son milieu ? Travaillera-t-elle contre elle-même ? Non, elle abattra tous ceux qui sont en lutte pour survivre face à la petite caste rapace de la grande finance française et internationale.

Un simple petit retour en arrière historique de 70 à 80 ans suffirait pourtant pour se rendre compte de ce qu'implique la montée en puissance d'un parti d'extrême-droite, même soi-disant "dédiabolisé". Et celle de groupuscules quasi-paramilitaires qui est son corollaire. Alors les électeurs peuvent "sanctionner" les gouvernements, de droite comme de gauche, en votant FN s'ils le veulent. Ils doivent cependant garder certaines choses à l'esprit. Et ne surtout pas oublier que, plus ce raisonnement aura de succès, plus l'extrême-droite se rapprochera de ce pouvoir, que 60 % des Français la jugent pourtant inapte à exercer (selon un sondage du CSA pour BFMTV réalisé la semaine dernière, L'Humanité 21-22-23 juin 2013)...

Et surtout, il est bien beau de dire qu'il faudra "tirer toutes les leçons de ce scrutin, et du second et du premier tour" (F. Hollande, lemonde.fr 24 juin 2013). Mais par pitié M. Hollande, cessez de le dire, faites-le !

Le FN resterait donc un parti de "sanction", mais à être de plus en plus nombreux à vouloir "sanctionner sans y réfléchir, qui finira sanctionné à la fin ?