samedi 10 novembre 2012

Monde : Petit ange Bachar au pays des bisounours


Alors comme cela, petit ange Bachar souhaite vivre et mourir en paix et en Syrie. A priori, il y a d'assez fortes chances que l'une de ces conditions soit un intrus. Mais laquelle ? Réfléchissons...
Petit retour en arrière. Il y a 20 mois, la Syrie était touchée à son tour par le "Printemps Arabe", qui menaça la petite vie tranquille de petit ange Bachar au pays des bisounours. C'est pourquoi ce dernier entra dans une grande colère. Mais que croyaient-ils tous ces gens hurlant dans les rues ? Que petit ange Bachar allait les écouter et s'en aller ? Quitter son cher pays, pour lequel il avait tant fait ? Le laisser être gouverné par d'autres ? 
"Même pas en rêve !", se dit petit ange Bachar. "C'est mon pays à moi ! Personne d'autre n'a le droit de jouer avec ! Sinon ça va faire comme en Tunisie et en Egypte et les islamistes vont me le casser !" C'est alors que Petit ange Bachar trouva la parade : faire passer tous ces méchants révolutionnaires pour des terroristes. Il put ainsi, légitimement pensait-il, les faire massacrer. 
Ainsi, depuis 20 mois, petit ange Bachar massacre son peuple tout en s'en disant le protecteur. Mais les révolutionnaires ont pris les armes à leur tour et petit ange Bachar ne put même plus jouer à "Petits massacres entre amis" tranquillement. Alors petit ange Bachar a décidé que c'en était assez, qu'il ne voulait plus jouer. Il a décidé qu'il voulait vivre et mourir en Syrie et en paix. Vivre et mourir en Syrie, il y a des chances. En paix, c'est une autre affaire...
Car, question : qu'en pensent les proches des 37 000 morts que son obsession de gamin a tués ? Qu'en pensent les gens, combattants ou pas, qui sont bombardés quotidiennement par les joujous de petit ange Bachar ? 
Bof ! Comme tout est possible dans son monde de bisounours, petit ange Bachar s'en fout...

jeudi 8 novembre 2012

Un peu d'histoire : la convocation des Etats Généraux

Comme si on y était : voir les photos ci-dessous
Le 26 août 1788, le Roi a rappelé Jacques Necker comme contrôleur général des finances du royaume. Il a réussi à conjurer la banqueroute par de nouveaux emprunts. Mais tout cela ne fait que retarder l’échéance. Le pansement ne peut que cacher la plaie, il ne la referme pas sur un corps totalement dépourvu de défenses intérieures.
L’hiver 1788-1789 qui suit est l’un des plus mauvais et des plus froids qui aient été en cette fin de xviiie provoque la paralysie d’un certain nombre d’activités artisanales. La crise économique due autant à la concurrence des produits manufacturés anglais qu’au ralentissement de l’industrie du luxe met sur le carreau une multitude de travailleurs de professions apparues grâce au développement du luxe. Les conséquences sociales sont dramatiques notamment à Paris, comme le fait remarquer le curé de Saint-Jean-des-Arts. Ce dernier dresse un tableau catastrophique et ne voit même pas dans la réunion des Etats Généraux l’espoir d’une amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière. Il n’y voit qu’un mauvais présage pour elle.
Doit-on le croire ? Doit-on en douter ? On peut le croire dès lors que l’on a appris que le Parlement de Paris, rétabli dans ses prérogatives par le Roi grâce notamment au soutien populaire, a trahi ce dernier en se prononçant pour le vote par ordre au lieu du vote par tête. On peut le croire de même dès lors que l’on apprend que le Conseil du Roi refuse de se prononcer sur la question du vote par tête. Si les choses en restent là, la classe ouvrière, comme le fait bien remarquer le curé, a peu à attendre des Etats Généraux, et ce malgré les revendications de justice et d’égalité face aux privilèges, à l’arbitraire et aux abus administratifs. Ce genre de revendications, véhiculées par les cahiers de doléances rédigés partout en France à l’hiver et au printemps 1788-1789 par le Tiers-Etat, ne tiendraient pas face aux revendications plus conservatrices des cahiers de doléances des ordres privilégiés et des corporations. Vision manichéenne très réductrice on en convient, mais ayant au moins le mérite de résumer les antagonismes de plus en plus importants entre ceux que l’on commence à appeler les « patriotes » d’un côté, les « aristocrates » de l’autre.
Crise économique, faillite de l’Etat, hiver plus que rigoureux, misère noire, auxquels on ajoute l’ingratitude des parlements envers la population qui les a soutenus face à l’autorité royale en de nombreuses occasions ces derniers mois, il n’en faut guère plus pour faire fermenter les esprits durant cet hiver 1788-1789. Les émeutes et pillages se multiplient et atteignent notamment le populaire faubourg Saint-Antoine de Paris au printemps. Les 28 et 29 avril, les ouvriers de la fabrique de papier Réveillon se soulèvent après avoir entendu dire que le Sieur Réveillon aurait déclaré qu’ils pouvaient vivre avec la moitié de ce qu’ils gagnent actuellement. On n’en doute pas, vrai ou pas, cela les a scandalisés. Ils ont été rejoints par de nombreux habitants du faubourg. De par le lieu, Paris, et le nombre de victimes, 600 morts et blessés atteints par les balles du « Royal-Cravatte », cette émeute a marqué et marquera encore longtemps les esprits. Effectivement, que les déclarations de Réveillon soient vraies ou inventées, leurs conséquences sont révélatrices des retombées de la crise économique et financière qui a mis nombre de travailleurs dans la misère. Les tensions sociales et politiques s’intensifient : les tensions politiques entre les « aristocrates » et les bourgeois « patriotes » auxquels ira désormais le soutien populaire ; les tensions sociales entre les travailleurs des manufactures et ceux qui les emploient (exploitent ?). Si ces deux types de tension se rejoignent, alors l’avenir sera porteur de furieuses luttes intérieures.
Et cela pourrait arriver encore plus rapidement si d’aventure les guerres que se livrent les autres puissances européennes entre elles venaient à toucher le royaume de France, ce qui pour l’instant n’est pas le cas, les regards se portant bien davantage vers l’Europe orientale.







Propos de Dassault : un état d'esprit commun à tous les "anti-mariage gay" ?


Après la "grandiose" sortie de Mr Serge Dassault sur les conséquences apocalyptiques pour l'humanité d'une loi autorisant le mariage gay, une question se pose. A-t-on atteint le fond du fond de la bassesse ou est-il possible de descendre encore plus bas ? 
Le plus étonnant en tout cas est l'absence quasi-totale de réaction de la part de l'UMP, ce parti si progressiste duquel se revendique Dassault. Pas plus de réaction de la part de l'Eglise, sous toutes ses formes, qui profite de ce débat pour se refaire une place dans le paysage politique de notre république soi-disant "laïque" - une république que la droite et l'extrême-droite revendiquent bien plus laïque s'agissant du voile islamique soit dit en passant...
Mais est-ce à dire devant cette absence de réaction que tous, tant dans les rangs de toute la droite et de l'Eglise, ont le même absurde raisonnement ? Pensent-ils réellement tous que qu'autoriser le mariage gay va généraliser l'homosexualité et, à terme, mener à l'extinction de l'humanité ?
Mais au fait, que pensent les homosexuels de l'ingérence de cette frange réactionnaire de la société française dans leur volonté de s'unir ? Volonté personnelle et tenant à l'intimité du couple tout de même.. Que pensent-ils du fait qu'on les considère à ce point comme anormaux qu'on veut encore, aujourd'hui, les empêcher de s'unir normalement ? Fusse en tenant les discours les plus dénués de réflexion ? 
Bof ! Bien installée dans son obsession, la frange réactionnaire de la société française s'en fout...
Quand il s'agit du voile islamique, la droite et l'extrême-droite disent que la religion n'a pas droit de cité dans une république laïque. Par contre, quand toutes les églises de France profitent du débat sur le mariage et l'adoption par les homosexuels, pour se refaire une place dans le paysage politique de notre république laïque, là plus personne ne l'ouvre... Certaines religions seraient-elles plus égales que d'autres dans notre belle république "laïque" ?

mardi 6 novembre 2012

Jean Sarkozy : un soutien "de poids" pour Copé


Petit prince Jean s'est prononcé. Ce sera Jean-François Copé. Vive Jean-François Copé ! s'écrie le petit prince en choeur avec son mentor Patrick Balkany. 
Tous deux ont en effet signé une lettre adressée aux adhérents UMP des Hauts-de-Seine, dans laquelle ils vantent les qualités de militant et d'homme de terrain de leur champion. Alors c'est certain, maintenant que petit prince Jean a fait son choix et que Copé, "très touché", a accepté son soutien et l'a remercié, ce dernier ne peut qu'être élu président de l'UMP. C'est LE soutien de poids qui manquait pour faire pencher la balance en faveur de Mr Copé... Il est vrai que le suspense était insoutenable, on n'en dormait plus ! Les adhérents UMP devaient être totalement désorientés de n'être pas sûrs du choix du petit prince Jean...
Mais, question : n'étaient-ils pas déjà sûrs du choix du petit prince Jean ? il y a trois semaines déjà que la lettre aux militants des Hauts-de-Seine a été signée par son mentor Patrick Balkany. Petit prince Jean avait en plus organisé en septembre un débat autour de Mr Copé à Neuilly. Mais petit prince Jean a tout de même eu la "sagesse" d'attendre le débat Copé-Fillon pour se prononcer. Mais se serait-il prononcé contre Balkany, auquel il doit énormément ? Pourra-t-on jamais répondre à une question d'une telle importance ? D'aucun, en son for intérieur, y a certainement déjà répondu...
Autre question : les adhérents des Hauts-de-Seine et de l'UMP en général attendaient-ils vraiment d'être aiguillés par petit prince Jean ? 
Bof ! Du moment qu'il croit être important, petit prince Jean s'en fout...