jeudi 6 décembre 2012

L'info du jour !

Que tout le monde se rassure, Kate va bien ! C'est l'info déterminante de la journée ! Kate s'est remise de ses petites nausées matinales... Mais, pas d'inquiétude, si vous aussi vous vibrez à en friser l'hystérie comme "tous" les Anglais, vous serez tenus informés heure par heure de l'évolution du poids de Kate, de ses nausées, si le little monster donne des coups de pied, etc... 
Ou pas ! Faut pas abuser quand même ! Y a d'autres infos plus importantes ! L'Egypte, la Syrie, la République démocratique du Congo, Florange, l'ouragan aux Philippines... 
Mais non, plaisanterie que tout cela ! La vraie info, c'est le retour de la Star Ac' voyons !


Un air de déjà vu...

L'armée comme éternel recours pour protéger ces chers dirigeants égyptiens. Comment va-t-elle réagir cette fois ? Va-t-elle maintenir l'ordre et se montrer bienveillante envers l'opposition démocrate comme en 2011, ou, cette fois les contenir et les réprimer ? Quel est son intérêt ? 
Rappelons que l'ami Morsi n'a pas été très tendre avec l'armée depuis son accession à la présidence. D'un autre côté, la population a fort peu apprécié de son côté la période de quasi pleins pouvoirs du Conseil suprême des forces armées après la Révolution. 
Est-ce que tout cela dépend d'elle encore une fois ?


La Révolution comme si on y était, épisode 5


Chute d’un symbole de l’absolutisme royal

La forteresse de la Bastille est tombée aux mains de la foule parisienne partie à la recherche d’armes et de poudre, le 14 juillet au troisième jour de l’émeute qui secoue Paris. Cette émeute a débuté à la double annonce du renvoi de necker – qui n’aura donc finalement pas gardé sa place auprès du Roi et de l’Assemblée Nationale très longtemps – et du rassemblement de troupes autour de Paris, ordonné par le Roi.
Que dire de cet événement ? Si au départ il ne s’agissait que de s’emparer des armes que contenait la forteresse, sa prise est très rapidement devenue un tournant considérable dans l’esprit de ceux qui y ont assisté, ou qui y ont participé. En témoignent les foules accourues pour assister au spectacle de sa démolition, mais aussi pour y participer. En témoigne aussi le triomphe fait aux meneurs des émeutiers. Clairement, la prise de la Bastille a eu un retentissement extraordinaire, à tel point que certains en parlent déjà comme le marqueur de la fin du vieux monde et de la naissance d’une société nouvelle. Une révolution ? C’est à voir… Le signe d’une rupture ? Sûrement.
Depuis plusieurs semaines déjà, l’autorité royale a été battue en brèche par les députés  du Tiers-Etat à nombre de reprises, et ses réponses n’ont été qu’une accumulation de maladresses. Voyant que le pouvoir royal ne ferait rien pour accéder à leurs demandes, les députés du Tiers Etat ont bien vite compris qu’ils n’allaient pouvoir compter que sur eux-mêmes pour mettre en œuvre les très importantes réformes dont le royaume a besoin, en bravant l’autorité royale s’il le faut. C’est ce qu’ils ont fait une première fois en se réunissant au Jeu de Paume et en prêtant serment de ne point se séparer avant d’avoir donné une constitution au royaume. C’est ce qu’ils ont fait une deuxième fois en se proclamant Assemblée Nationale le 20 juin. C’est ce qu’ils ont fait une troisième fois le 23 juin en refusant de quitter la salle des séances des Etats Généraux pour délibérer séparément des deux autres ordres. Ils ont persisté et signé le 9 juillet en se proclamant officiellement Assemblée Nationale constituante. Légitimement puisque dès le 27 juin, la majorité des députés des ordres privilégiés ont fini par rallier le Tiers-Etat et accepter de délibérer en sa compagnie. Voilà comment les députés du Tiers-Etat, devenus Assemblée Nationale – totalement nationale depuis le ralliement des privilégiés – ont progressivement acquis leur légitimité politique en quelques semaines à peine. Une légitimité attestée par le soutien des rassemblements quotidiens et de plus en plus massifs au Palais Royal à Paris, d’où est partie l’émeute débutée le 12 juillet.
De son côté, si le Roi n’a pas perdu tout son crédit, il n’en est pas de même pour l’absolutisme de sa fonction, largement affaibli depuis déjà quelques années. Cet absolutisme, s’il s’est effondré, ne le doit pas tant à la chute de la Bastille qu’au travail de sape commencé par les parlements depuis des années, les assemblées de notables de 1787 et 1788, et terminé par l’intransigeance des députés du Tiers, relayée par l’agitation politique à Paris. La timidité du Roi, les divisions et l’indécision de son conseil ont paralysé le pouvoir royal qui n’a choisi comme option que le refus de voir l’évolution politique en face, et donc le recours à la force armée pour mater cette fronde d’un genre nouveau. Le pouvoir royal a choisi de ne pas écouter cette assemblée qui s’est proclamée nationale et constituante sans son autorisation, à tel point que Necker en a fait les frais au profit d’un homme que le progrès rebute au plus haut point : le baron de Breteuil. Le pouvoir royal a refusé d’entendre les appels à la prudence au sujet du rassemblement de troupes autour de paris, en cas de troubles frumentaires, se défend-il. Mais comment, dans ce contexte, empêcher toute une population acquise aux changements initiés par le Tiers-Etat de penser qu’on va s’en prendre à elle et à ses députés ? Le pouvoir royal a enterré son crédit et son autorité lui-même, avec l’aide des députés du Tiers-Etat.
La prise de la Bastille par le peuple parisien a fini par faire la différence et mettre l’Assemblée Nationale en position de force face au pouvoir royal. Une révolution ? A voir…






mercredi 5 décembre 2012

Merde alors !

Mon Dieu messieurs, mais que nous arrive-t-il ?


Déclin de la concentration de spermatozoïdes dans le sperme français
Sperme français

Question très pertinente...

posée par Aujourd'hui en France (5 décembre 2012) :



Euh comment répondre ? Euh... OUI ! Elles sont beaucoup trop chères. Et, arrêtons même la pudeur ! Disons même que Vinci, APRR et tous les autres possesseurs d'autoroutes, depuis leur privatisation par l"Etat, se font de véritables couilles en or sur notre dos d'usagers ! Ces autoroutes sont remboursées depuis bien longtemps, et il est certain que les investissements faits (entretien, innovations, constructions...) sont très largement couverts par ces centaines de milliards d'euros engrangés par les sociétés d'autoroute. Mais où va le reste alors ? Ah ben oui, question bête ! Dans les poches des actionnaires, auxquels il faut toujours donner plus... 
On nous dira toujours que c'est faux, que c'est pour les investissements et patati et patata... Mais comment vérifier s'il est impossible de connaître les comptes de ces sociétés ?

Morsi et la démocratie


Morsi, le très démocrate président égyptien, a un peu vite oublié ce qui, à l'origine, lui a permis d'accéder à ce poste : des manifestations monstres contre lesquelles les forces de l'ordre du tout aussi démocrate Moubarak n'avaient rien pu faire. En revanche, il n'a pas oublié comment ce dernier, ou Ben Ali en Tunisie, se sont éclipsés par derrière lorsqu'ils ont senti que la situation leur échappait... Morsi l'incompris a été obligé de fuir devant les menaces d'encerclement du palais présidentiel par la foule. 
Bizarre comme ses multiples déclarations, visant à rassurer l'opposition et la rue sur sa considérable extension de pouvoirs (décision constitutionnelle du 22 novembre), n'ont rien calmé depuis deux semaines... Pourtant, il dit cette décision "provisoire" et ne devant servir qu'à "accélérer les réformes démocratiques". Halala ! L'opposition n'a rien compris ! 
C'est pourtant clair ! L'avènement de la démocratie doit passer par... des attaques contre la démocratie ! C'est d'une logique implacable ! Eh bien visiblement, une bonne partie de la population n'entend rien à la logique morsienne, ou est moins simplette que ne l'espérait Morsi... Eh oui, il semblerait que, maintenant, même le quidam lambda réfléchisse, c'est pas dingue ça ?
Pourtant, la décision constitutionnelle du 22 novembre ne sera appliquée que dans l'attente de l'élection d'un nouveau parlement. Mais c'est comme si l'opposition croyait que Morsi, qui ne pense qu'un bonheur du peuple égyptien, allait faire en sorte que l'élection d'un nouveau parlement soit repoussée ad vitam eternam... Ou peut-être juste le temps que, par des décisions constitutionnelles (inattaquables donc), soit mise en place la Charia,  chère aux Frères musulmans et à leurs amis salafistes ? 
Mais non ! Pas le genre d'un monsieur qui, pour accélérer l'entrée en démocratie, commence par détruire... la démocratie.

Une manifestante anti-Mohamed Morsi passe devant les forces de l'ordre, mardi soir 4 décembre. Celles-ci ont peu répliqué aux assauts des manifestants, les laissant encercler le palais présidentiel. | REUTERS/AMR ABDALLAH DALSH (Le Monde, 5 décembre 2012)

mardi 4 décembre 2012

A la Une

Aujourd'hui, les Unes des quatre grands journaux bourguignons, avec de grandes surprises ! Ou pas...

Une du Bien Public, 4 décembre 2012

On l'aura remarqué, le Bien Public aime beaucoup les faits divers, la lutte contre la délinquance en tout genre... Mais attention on fait quand même un peu de social avec un médecin de campagne qui veut défendre son métier. Surnommé depuis peu "Le mal public", ce journal semble s'ingénier à faire peur à ses lecteurs tout en les rassurant sur l'efficacité de la police et de la gendarmerie. Bof, il ne fait que copier de nombreux autres médias, écrits comme audio ou audiovisuels, qui pratiquent déjà cela...



Une du Journal de Saône-et-Loire, 4 décembre 2012

Le JSL aime un peu moins les faits divers. Ou a tout simplement décidé de varier un peu les sujets à mettre en première page. Ce qui n'est pas une mauvaise idée. A l'honneur : les vieux au services des enfants, ou les postiers mâconnais victimes de mauvais traitements de la part des usagers. Et surtout, cette question absolument centrale dans notre actualité : la petite mademoiselle Dati va-t-elle trouver son père ?



Une du Journal du Centre, 4 décembre 2012

Il y en a au moins une qui a trouvé son père, et qui s'en sert encore aujourd'hui pour écrire et vendre ses bouquins. C'est beau l'amour filial... Disons à sa décharge que Tonton ne fut pas un ange avec elle non plus... A part ça, ben... tiens, pas de fait divers en Une ! Centrale nucléaire, social, immigration, beaucoup de diversité. Par contre si on veut des petites infos sur l'actualité locale...



Une de L'Yonne Républicaine, 4 décembre 2012

La même ! Une première page très remplie et très diversifiée, utile si on veut consommer moins d'essence, ou si on veut savoir comment se passe une échographie dans un hôpital. Peu d'actualité locale, sauf... la fierté locale, le grand, le prestigieux AJ Auxerre est toujours autant dans la mouise et change d'entraîneur. A quand le retour de Guy Roux ?